Comment mémoriser 50 arrêts en seulement 2h ?

Mémoriser un arrêt "par cœur" vous est sans doute désagréable, mais que dire de 50 ?!
Vous voyez où je veux en venir? Et oui c'est le droit administratif qui remporte la Palme d'or dans cette catégorie ! Avec ses innombrables jurisprudences que l'on ne retrouve dans aucun code, vous n'avez pas d'autres choix que de les connaître sur le bout des doigts.
Mais comment faire sachant que vous n'avez que très peu de temps ?
La réponse est simple et à la "portée" de tous (pas de vilain jeu de mots, pas encore) : utiliser des techniques de mémorisation ou encore des "moyens mnémotechniques".
Nous connaissons tous "Mais ou et donc or ni car ?" pour retenir l'ensemble des conjonctions de coordination. Et bien le principe sera le même avec les arrêts, mais un tant soit peu plus sophistiqué. Hé oui ! Partez du principe que vous êtes en droit, alors vous êtes en guerre ! Non pas contre les autres, mais contre ces montagnes de connaissances que vous devez assimiler. Or si vous voulez avoir une chance de venir à bout de votre ennemi il va vous falloir acquérir des armes à la hauteur de vos ambitions ! Faire une phrase du style "Mais ou est donc or ni car" est plutôt adapté pour retenir 7 mots, mais lorsque vous devez retenir les 7 informations suivantes :
- juridiction
- formation de la juridiction (sachant que dans certains cas cette seule information permet de déduire la juridiction)
- la date : jour, mois et année
- la portée ou l'apport de l'arrêt
- voire même les faits !
Et multipliées par 50: on arrive à un total de 350 informations à apprendre en 2h, soit environ 10 secondes par information. Autant vous dire, il va falloir sortir l'artillerie lourde !
Il est bien plus compliqué de faire une phrase avec Conseil d'Etat, du 19 mars 1856 (arrêt et date totalement imaginaire) avec comme apport la reconnaissance d'une compétence du CE en matière d'actes administratifs.
En revanche, il est simple de retenir une petite histoire ou scénette que vous imaginez tout seul comme des grands (ou des enfants, vous allez comprendre pourquoi) dans votre tête !
Exemple :
Au cours d'une bataille de tranchées, qui a lieu dans un tribunal, un bonhomme de neige avec des jambes de cheval, galope au milieu des tirs et des explosions pour finir par sauter au-dessus de la tranchée. A cet instant, Napoléon sortie de la tranchée d'en face, saisie dans sa main une canette de bière "Heineken" pour la lancer sur le bonhomme de neige afin de le stopper.
Le bonhomme de neige chute et sa tête se sépare de son corps. Heureusement ses alliés on un "Blanco" (stylo type "tipex") géant avec eux et réussissent à recoller la tête du bonhomme.
Le juge, habillé en tenue de chantier, apparaît enfin dans le tribunal. Avec son marteau, il s'exclame haut et fort et s'adresse au drapeau français qui se tient face à lui : "vous êtes coupables!". Sur ces mots, des soldats français déposent de l'argent dans un wagon de mineur avant de pousser ce dernier jusqu'au juge. En faisant cela, le chariot se renverse sur la jambe d'une femme, à qui on coupe la jambe ! Heureusement, il y avait également des cigarettes dans le chariot, et elle s'est retrouvée avec une clope allumé dans le bec !
Sacré histoire me direz-vous ! Même qu'elle a du vous faire un peu sourire. Pourtant vous venez de retenir le célèbre arrêt Blanco !
Vous avez en effet mémorisé que l'arrêt du Tribunal des conflits du 8 février 1873, dit "Blanco", a retenu que le juge administratif est compétent pour les litiges mettant en cause la responsabilité de l'Etat.
Mais également les faits d'espèce : un chariot a été renversé sur la jambe d'une femme par des agents employés par l'Etat français, ce qui a eu pour conséquence l'amputation de la jambe de la malheureuse. Par conséquent, l'Etat est tenu de verser des dommages-intérêts à la victime.
Mais quel lien existe-t-il entre l'histoire sans queue ni tête que je vous ai "raconté" et le résumé de l'arrêt Blanco?
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